Bio Cohérence : un label exigeant et 100 % français pour une bio cohérente et engagée
Dans un paysage alimentaire saturé de labels – HVE, Label Rouge, AOP ou Zéro Résidu de Pesticides – il est parfois difficile de s’y retrouver. Beaucoup de ces labels donnent l’impression de garantir une production respectueuse de l’environnement, alors qu’ils autorisent encore l’usage de pesticides de synthèse, d’engrais chimiques ou des pratiques d’élevage intensif. Le comparatif des labels est parfois difficile à réaliser.
Face à cette confusion, le label bio européen reste un repère clair, en interdisant les OGM, les pesticides chimiques et en posant des bases solides pour une agriculture plus durable.
Certains acteurs estiment que ce socle, bien que nécessaire, n’est plus suffisant. C’est dans ce contexte qu’émergent des labels encore plus exigeants, comme Bio Cohérence.
Bio Cohérence, le premier label pour une agriculture paysanne 100 % bio et 100 % France fait partie des cahiers des charges les plus exigeants et va plus loin que la réglementation bio européenne sur de nombreux critères complémentaires : respect intégral du vivant, interdiction des fermes mixtes, cohérence sociale, équité dans les filières, solidarité avec les producteurs, engagements dans la biodiversité, les transitions sociales et environnementales.
Dans le paysage des labels bio, Bio Cohérence se démarque par une approche unique et exigeante. Créé pour aller plus loin que la certification bio européenne, le label propose une alternative crédible et rigoureuse, complémentaire à d’autres labels engagés comme Nature & Progrès, Demeter, Bio Équitable en France ou Biopartenaire.
- Un label 100 % bio, 100 % France
Bio Cohérence est aujourd’hui le seul label à exiger à la fois une certification 100 % bio et une origine 100 % française des ingrédients*. Cette transparence totale permet aux consommateurs de connaître précisément l’origine de leurs produits et d’encourager les filières locales.
*si les ingrédients sont disponible en France
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Une exigence à chaque maillon de la chaîne
Contrairement à d’autres labels plus concentrés sur un seul aspect de la production, Bio Cohérence couvre l’ensemble de la filière : agriculture, transformation, distribution. Chaque acteur, du producteur au magasin, doit respecter un cahier des charges spécifique et faire l’objet d’un contrôle annuel indépendant, en complément du label bio européen mais plus rigoureux. Tous les producteurs sont contrôlés individuellement.
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Un label global : bio, équitable, responsable
L’autre force de Bio Cohérence, c’est son approche transversale. Au-delà de la bio, le label intègre des critères sociaux et environnementaux, inspirés du commerce équitable et de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Il prend en compte la biodiversité, la juste rémunération des producteurs, et valorise les démarches collectives et durables.
En résumé, Bio Cohérence ne s’oppose pas aux autres labels bio, mais les complète en affirmant une position claire : une bio française, cohérente, transparente, équitable et techniquement exigeante. Pour les consommateurs, c’est une garantie forte ; pour les professionnels, un engagement structurant.
L’article ci-dessous présente une comparaison détaillée entre les principes généraux de son cahier des charges et celui du label bio européen.
Le cahier des charges Bio Cohérence est complémentaire à la réglementation européenne (UE) 2018/848 et à ses actes secondaires, ainsi qu’au cahier des charges national pour les élevages spécifiques tels que les escargots, cailles de chair, autruches, lamas et alpagas.
1. Mixité des fermes
La réglementation européenne du label bio autorise la mixité bio/non bio dans les cas suivants :
- Pour des espèces animales différentes
- Pour des variétés végétales différentes et facilement identifiables
En revanche, le label Bio Cohérence impose une ferme 100% bio. Il est interdit d’exploiter ou d’être associé à une ferme exerçant une activité non biologique.
2. Mixité des entreprises de transformation
Alors que la réglementation européenne autorise la mixité bio/non bio, la labellisation Bio Cohérence nécessite qu’au moins 25% de l’activité (chiffre d’affaires) provienne de l’activité biologique, avec un engagement des transformateurs à développer la part de leur activité en bio.
3. Élevage hors-sol
La réglementation européenne interdit les élevages hors-sol sans en fournir de définition précise.
Bio Cohérence va plus loin en interdisant les élevages hors-sol, définis comme ceux ne disposant pas des surfaces nécessaires pour :
- Assurer l’accès au plein air des animaux présents
- Réaliser tout ou partie de l’épandage des déjections animales
- Fournir tout ou partie de l’alimentation des animaux
4. Prévention des pollutions
Bien que ce point ne figure pas dans la réglementation européenne, le cahier des charges exigeant de Bio Cohérence impose aux exploitations de déclarer la présence d’infrastructures polluantes situées à proximité de la ferme.
Bio Cohérence interdit également l’utilisation commune de matériel de pulvérisation avec des fermes conventionnelles, pour éviter les contaminations avec des produits phytosanitaires non autorisés en bio.
5. Biodiversité
Même si ce critère n’est pas explicitement intégré dans la réglementation européenne, le label bio permet un gain de biodiversité selon les études de l’Inrae et de l’Ifremer. En effet, l’agriculture biologique, en n’utilisant pas d’OGM, de pesticides ni d’engrais de synthèse, joue un rôle clé dans la préservation de la biodiversité.
Bio Cohérence agit concrètement en faveur de la biodiversité en allant au-delà du label bio européen, déjà reconnu pour ses effets positifs. Il interdit totalement les intrants de synthèse, mais aussi certains produits autorisés en bio mais nuisibles aux écosystèmes, comme le lithothamne. Le label favorise l’autonomie alimentaire des fermes, limite les densités d’élevage, impose la préservation d’éléments paysagers (haies, mares, arbres isolés) et une fertilisation respectueuse des sols. Toutes ces pratiques renforcent la résilience des milieux naturels et protègent durablement la faune, la flore et les équilibres écologiques.
6. Contamination par les OGM
La réglementation du label bio impose la prise de précautions pour éviter les contaminations. Bio Cohérence va plus loin en imposant des mesures de précautions strictes sur le stockage des matières premières à risque ou en demandant l’origine française pour l’alimentation animale.
7. Contrat de travail
Pour finir ce point n’est également pas couvert par le logo bio européen. Le cahier des charges du label Bio Cohérence interdit spécifiquement le recours aux travailleurs détachés.
Ce premier article marque le début d’une série d’articles dédiée à la comparaison entre le label bio européen et le label Bio Cohérence, afin de vous permettre de bien comprendre leurs différences, leurs points communs, et ce que chacun garantit concrètement.
Ici, nous avons passé en revue les principes généraux qui encadrent ces deux démarches. Si tous deux partagent une base commune – notamment la recherche de pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l’environnement – le cahier des charges Bio Cohérence va plus loin sur de nombreux aspects : ferme 100% bio avec interdiction de la mixité, exigences renforcées sur la biodiversité ou encore engagements sociaux.
Portée par un collectif de producteurs, d’artisans, d’entreprises et de consommateurs responsables, Bio Cohérence incarne une bio nouvelle génération, fidèle à ses principes, solidaire et porteuse de sens. Cet engagement dans une Bio+ traduit une volonté forte : garantir une cohérence globale du projet agricole, du champ à l’assiette, dans une logique de transparence et d’exemplarité.
=> Retrouvez les 10 engagements du label
Dans les prochaines semaines, nous publierons d’autres articles comparatifs, cette fois centrés sur les différents types de productions.
=> Retrouvez également le tableau comparatif des labels ici