A la demande de l’ADEME, des Ministères de l’Agriculture et de l’Alimentation ainsi que de la Transition énergétique, l’INRAE et l’IFREMER ont évalué les impacts des modes de production de 13 labels sur la biodiversité. Les résultats de cette étude sont disponibles depuis le 30 avril (lien en fin de communiqué).

Bien que le label Bio Cohérence n’ait pas été inclus dans cette étude le conseil d’administration du label salue ses résultats. Elle met en lumière l’effet bénéfique sur la biodiversité du cahier des charges « Agriculture Biologique », sur lequel Bio Cohérence s’appuie, tout en allant au-delà sur plusieurs points fondamentaux.

 

  • Un refus total des intrants de synthèse

Bio Cohérence interdit les pesticides chimiques, les engrais de synthèse, les manipulations génétiques des semences (OGM et CMS) et même certains intrants pourtant autorisés en bio mais jugés préjudiciables aux écosystèmes (exemple du Lithotamne dont l’extraction épuise les ressources naturelles des milieux marins).

Ces interdictions favorisent directement la préservation de la faune auxiliaire, des pollinisateurs et réduisent la pollution des sols et l’épuisement des ressources.

 

  • Une forte autonomie et relocalisation de l’alimentation animale

Bio Cohérence exige que 100 % de l’alimentation animale soit bio, et majoritairement issue de la ferme. Cela limite la dépendance à l’importation (notamment de soja) et donc les pratiques agricoles responsables de déforestation, et réduit l’empreinte de la ferme.

 

  • Des éléments paysagers pris en compte

Le cahier des charges intègre la préservation et le développement d’éléments semi-naturels : haies, bandes enherbées, arbres isolés, mares, etc essentiels pour l’équilibre écologique et la biodiversité.

 

  • Densité d’élevage faible et bien-être animal

La taille des élevages et leur densité sont limitées, réduisant les risques de surpâturage et maintenant des prairies riches en biodiversité tout en permettant le bien-être des animaux d’élevage.

 

  • Une fertilisation respectueuse des équilibres naturels

En plus de proscrire totalement les fertilisants de synthèse, Bio Cohérence interdit les matières fertilisantes fabriquées en dehors de l’UE. La fertilisation azotée est limitée et raisonnée à la parcelle. L’intégration régulière d’engrais vert est obligatoire dans les rotations culturales.

Cette approche réduit l’épuisement des sols et améliore leur fertilité contribuant ainsi à la résilience des agrosystèmes.

 

Les résultats de cette étude confortent l’association Bio Cohérence et ses producteurs dans leur engagement à favoriser ces pratiques agricoles en harmonie avec le vivant, d’autant plus que toutes les exigences du label sont contrôlées annuellement pour apporter de véritables garanties.

 

Bio Cohérence défend des modes de production plus stricts encore que le label bio européen reconnu, d’après cette étude, pour ses effets positifs sur la biodiversité. Dans un contexte de crise écologique, climatique et géopolitique, notre label est un outil crédible pour conjuguer préservation de la biodiversité et souveraineté alimentaire.

 

Alors que certains souhaiteraient céder aux sirènes de la dérégulation (retour des néonicotinoïdes, déréglementation environnementale, etc) cette étude rappelle l’importance des productions encadrées par un cahier des charges exigeant. Préserver la biodiversité ne peut être une variable d’ajustement !

 

 

Lien vers l’étude complète :

https://www.inrae.fr/actualites/impacts-modes-production-labellises-biodiversite-resultats-letude-inrae-ifremer

biodiversité et abeilles, le label bio